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DÉLIMITATION DU TERRITOIRE

Le territoire d’expérimentation s’est étendu au sud de la capitale, incluant le Parc de la Cité internationale, Gentilly, Arcueil, Paris 13ème-Maison Blanche, Paris 14ème-Montsouris. C’est sur cette zone étendue que Heritage Experience a été mis en œuvre, embrassant tous les enjeux liés au strict territoire de la Cité internationale et au dialogue entretenu avec les zones limitrophes.

La première phase de mise en œuvre du projet s’est étendue sur un espace géographique restreint couvrant un triangle délimité par la Maison Internationale, la fondation Avicenne (avec une incursion au delà du périphérique, à Gentilly, le long de l’avenue Paul Vaillant-Couturier) et la Maison du Brésil.

Zone Heritage Experience
 
CONTEXTE ET ENJEUX TERRITORIAUX

La Cité internationale universitaire de Paris est considérée comme un laboratoire d’innovation architecturale dès sa première phase de construction à partir de 1925. Située au sud de la capitale, dans un parc de 34 hectares, elle représente la plus forte concentration de résidences universitaires de la ville et de la région Île-de-France: 5 500 lits sont répartis dans 37 maisons ou fondations aux styles variés qui offrent une incroyable exposition d’architecture du XXe siècle. Quelques pavillons sont classés ou inscrits au titre des Monuments Historiques et la plupart ont été rénovés durant ces dix dernières années.

Moderniser en préservant ce patrimoine représente l’un des principaux enjeux que la Cité internationale doit relever. La Cité internationale est confrontée à d’importants défis d’aménagement urbain, liés essentiellement à la présence de nombreux axes de circulation qui sont sources de coupures et de nuisances variées. Le plus important d’entre eux est le boulevard périphérique sud, constitué de 5 voies et bordé par les bretelles d’entrée et de sortie de l’autoroute du sud l’avenue David-Weill qui scinde le territoire de la Cité internationale en deux parcs, et l’aqueduc qui la longe représentent également une fracture à gommer. La présence de ces infrastructures et les conséquences qu’elles engendrent sur l’environnement et le cadre de vie des habitants ont poussé la Cité internationale à proposer un projet de restructuration urbaine.

Sur la base du diagnostic urbain réalisé en 2000 par l’agence Reichen et Robert et dans le cadre d’expérimentations artistiques conduites lors de SmartCity en 2008, plusieurs enjeux territoriaux ont pu être identifiés :

- Intégration urbaine du périphérique
- Mobilité et continuité territoriale
- Développement touristique et valorisation du territoire
- Dynamique locale et appropriation du territoire
- Développement durable

panoramique CIUP
 
BRÈVE HISTOIRE DE LA CITÉ INTERNATIONALE

L’histoire de la Cité internationale commence en 1920 lorsqu’un industriel français, Émile DEUTSCH DE LA MEURTHE, souhaitant créer une œuvre sociale durable, prend contact avec Paul APPELL, recteur de l’Université de Paris. Préoccupé par les difficultés des étudiants en matière de logement, celui-ci lui suggère de fonder une cité pour les étudiants. Dans le même temps, André HONNORAT, ministre de l’Instruction publique, propose de créer une cité-jardin pour étudiants aux portes de Paris, à l’emplacement des fortifications vouées à la démolition. Il saisit cette opportunité pour lancer le projet et consacrera toute son énergie pendant près de trente ans à sa réalisation. Il sollicite, en France comme à l’étranger, des banquiers, des industriels, des collectivités locales et des gouvernements afin de recueillir les fonds qui lui manquent. Il multiplie voyages et conférences pour exposer l’idéal de la Cité internationale.

Pour donner vie à cette idée, la Fondation nationale de la Cité internationale universitaire de Paris, fondation de droit privé reconnue d’utilité publique par décret du 6 juin 1925, est créée. Dès la rentrée universitaire 1925, la Cité internationale accueillait ses premiers étudiants.

La première phase de construction, qui s’étale jusqu’en 1937, conduit à l’édification de dix-neuf maisons d’étudiants avec la Maison internationale, don de John D. ROCKEFELLER JR., achevée en 1936, qui abrite un restaurant, une bibliothèque, un théâtre, une piscine, des salons et bien d’autres locaux d’activité pour les étudiants et les chercheurs.

A la veille de la Seconde Guerre mondiale, la Cité internationale reçoit un don du poète Edmond HARAUCOURT, une maison sur l’île de Bréhat dans laquelle les étudiants peuvent profiter de la saison estivale.

Après l’épreuve de la guerre, la construction de maisons reprend et de 1945 à 1969, dix-sept nouvelles résidences sont construites. La capacité d’accueil de la Cité internationale est désormais d’environ 5 600 lits. Des associations se créent pour animer la vie des résidents sur le site.

En 1997, la Chancellerie des Universités de Paris, propriétaire par donation des maisons, a confié à la Fondation nationale par convention la gestion de la Cité internationale.

Aujourd’hui, la Cité internationale accueille plus de 10 000 résidents par an. Trois quarts des maisons ont été entièrement rénovés ces dix dernières années, avec l’appui des pouvoirs publics français et étrangers, de la Ville de Paris et de la Région Île-de-France.

Afin de mettre en valeur ce patrimoine et de sensibiliser les publics à l’architecture et à l’environnement urbain du site, un centre de valorisation du patrimoine a été créé par la Cité internationale, il est aujourd’hui hébergé au sein de la fondation Avicenne et baptisé L’Oblique.

 
Bandeau archives CIUP 1
 
 

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